CONTENTIEUX DES CANDIDATURES A LA PRESIDENTIELLE : Samy Badibanga dans le viseur des Katumbistes

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    Samy Badibanga

    Requalifié pour l’élection présidentielle par un arrêt de la constitutionnelle le 3 septembre 2018, la candidature de l’ancien 1er ministre UDPS, Samy Badibanga Ntita ne fait pas les affaires de tout le monde. Pas celles des katumbistes, de toute évidence. L’opinion devait déjà à Olivier Kamitatu, le porte-parole de Moïse Katumbi, les révélations fracassantes sur la nationalité belge de l’alors 1er ministre du gouvernement issu des Accords de la Cité de l’Union Africaine, au dernier trimestre 2016. Mardi 4 avril 2018, les katumbistes sont revenus à la charge dans les colonnes de La Libre Afrique, l’édition en ligne du quotidien belge La Libre Belgique, totalement acquis et dévoué à la cause du dernier gouverneur de l’ex Katanga. Sous la plume de Hubert Leclercq, La Libre Afrique soutient que Samy Badibanga n’a renoncé à sa nationalité belge que le 3 août 2018, et publie un fac-similé à l’appui de ses affirmations. « Il avait renoncé à la nationalité belge, cinq jours plus tôt, le 3 août 2018 … » lit-on sur cet article qui rappelle également « qu’il était Belge lors de ses 141 jours à la tête du gouvernement ».
    A Samy Badibanga, les katumbistes reprochent, comme à l’UDPS/Tshisekedi, du reste, la participation au processus électoral en cours en RD Congo. Alors que leur joker, Moïse Katumbi Chapwe, appelle au boycott. En décembre 2016, l’ancien président du groupe parlementaire UDPS à l’Assemblée Nationale, qui avait pourtant pris part au conclave de Genval en Belgique avec l’ensemble des katumbistes, avait essuyé l’ire des lieutenants katumbistes pour avoir intégré le gouvernement d’union pour le compte de l’opposition politique.
    L’ancien 1er ministre doit les nouvelles salves katumbistes à son engagement à se présenter à la présidentielle du 23 décembre 2018, et donc à prendre part au processus électoral mis en œuvre depuis juin 2018 avec le lancement d’opérations d’enrôlement des électeurs.
    En RD Congo, quiconque n’observe pas la ligne de conduite dictée par le dernier gouverneur du Katanga s’expose aux tirs de ses snipers.
    J.N.

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