CONGO AIRWAYS : Le personnel à l’épreuve des tests de profils

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Un Bombardier 400 de Congo Airways à l'aéroport d'Isiro

Qui est qui ? Qui peut quoi ? Qui fait quoi ? Le DG de Congo Airways, Desiré Balazire, veut se faire une nette appréciation de ses agents. Pour ce faire, il va payer quelque 73.854 USD à la société experte en « whos’who », Icas consulting Afric Research- Cayembe Aero.
L’entreprise va, en effet, procéder à l’analyse « Poste-profil » du personnel de Congo Airways. Voilà qui donne à penser que le casting, les prémisses dans l’embauche dans la principale compagnie de transport aérien de la République Démocratique du Congo se seraient fondés sur un certain clientélisme avec ses corollaires, népotisme, recommandation, etc.,
Il sied de rappeler qu’en septembre 2017, Congo Airways avait licencié une trentaine de ses agents pour des soucis de trésorerie, selon Désiré Balazire, alors tout nouveau directeur général. Lors de son démarrage le 1er novembre 2015, Congo Airways comptait près de 400 employés. Balazire qui estimait que ces effectifs étaient pléthoriques, envisageait de les réduire de moitié. Fin janvier 2018, à la faveur de la cérémonie de présentation de vœux de nouvel an, la PCA, Présidente du conseil d’administration de Congo Airways, Louise Mayuma Kasende, déclarait que «en ce qui concerne les antivaleurs, le Conseil a relevé un taux de plus en plus croissant de cas de licenciement pour fraude. Le Conseil reste préoccupé par les abus ayant un impact négatif sur la survie de la société. Sur ce, le Conseil encourage la prise des décisions conséquentes à l’égard de tous les agents impliqués dans la fraude à quelque niveau que ce soit ». Et la PCA de poursuivre que « les réseaux qui se constituent à différents niveaux, dont les objectifs sont nuisibles aux intérêts de notre société, rencontreront, soyez-en sûr, la rigueur de la loi sur leur chemin. Et, le Conseil n’admettra pas que certaines attitudes et comportement mettent en péril l’espoir de tout un peuple ». Pour Louise Mayuma Kasende, « l’année 2018 est celle où chacun de nous doit travailler dur pour faire atteindre à Congo Airways son seuil de rentabilité et qu’en retour, nous puissions être traités à la hauteur du résultat obtenu ». Hélas, tout porte à croire qu’il y a crash entre les profils des agents et les différents postes occupés par les uns les autres.
La direction de Congo Airways avait annoncé des “mesures drastiques pour faire face aux problèmes de trésorerie” qu’elle semble exécuter l’une après l’autre. Après la première vague des licenciements, l’entreprise a opéré une réduction de 17 % des salaires des cadres et ceux des employés. Congo Airways dessert à ce jour 12 destinations à travers le territoire national et deux lignes internationales, Johannesburg et Douala. En 2017, l’entreprise avait franchi la barre symbolique de 250.000 passagers transportés. Une performance considérable par rapport à 2016, Congo Airways SA a transporté près de 203.000 passagers. Par ailleurs, les finances de l’avionneur national sont au vert : grâce au management du directeur-général Désiré Balazire, le capital social de Congo Airways SA s’est envolé, passant de 75 millions USD à sa création à 117 millions USD à fin 2017. Selon nos sources, cet accroissement du capital compte parmi les plus importants du secteur de l’aviation civile à l’échelle mondiale en termes de pourcentage. Congo Airways dispose à ce jour d’une flotte de cinq aéronefs dont deux Airbus A320 et deux Bombardiers 400, acquis sur fonds propres du gouvernement après un montage financier impliquant ses actionnaires, des entreprises et établissements publics dont l’Office de Gestion du Fret Multimodal, Ogefrem, et le Conseil National de Sécurité Sociale, CNSS.
PALM

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