BUDGET 2018, Tshibala fin prêt : 11. 506. 569 .805 .603 FC, dont 646,6 milliards à la CENI

51
Le Premier ministre, Bruno Tshibala et les membres de son gouvernement lors de son investiture à l’Assemblée nationale à Kinshasa, le 16/05/2017. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Députés et sénateurs retrouvent leurs chambres respectives ce 15 septembre, sauf imprévu, pour une session essentiellement budgétaire. Du ministère du Budget, l’on apprend que le Premier ministre, Bruno Aubert Tshibala Nzenzhe, dispose déjà de son projet de loi des finances publiques 2018 comprenant un budget total de plus de 11,5 mille milliards de FC (11. 506. 569 .805 .603 FC) en recettes et en dépenses.

Dans ce projet de budget, plus de 10 mille milliards de FC ( 10 094 359 220 358 FC) des dépenses sont prévus pour le compte du budget général, dont 646.598.960.460 FC pour la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI, et 4. 627.229.751 FC pour le Comité National de Suivi de l’Accord et du Processus électoral, CNSA. Il sied de rappeler que dans le budget 2017, le gouvernement Tshibala a prévu des crédits de l’ordre de 1.220.000.129.675 FC pour la centrale électorale en ressources internes, en dehors d’un appui d’un peu plus de 58 milliards de FC (58.090.000.000 FC) de la Mission de l’ONU pour la Stabilisation de la RDC, la MONUSCO.
En outre, l’enveloppe des rémunérations de la centrale électorale a été gavée 13 milliards de FC complémentaires pour les six derniers mois de l’exercice 2017. Du temps du régime des crédits provisoires (cabinet Samy Badibanga Ntita), le gouvernement avait effectué des dépenses exceptionnelles d’un montant de 84,3 milliards de FC, dont 55,8 milliards de FC au bénéfice de la CENI, contre une prévision de 73,3 milliards de FC, soit 115,0% de taux d’exécution, dans le souci d’accélérer le processus électoral en vue de l’organisation des élections présidentielle et législatives à fin décembre 2017. Selon ce Dircaba de l’ancien Premier ministre, la CENI était suffisamment financée, en son temps, 30 à 40 milliards de FC le mois, à tel point que Corneille Naanga avait sollicité, courant mars 2017, de postposer un décaissement en faveur de l’administration qu’il dirige.
Cependant, en 2016, sur les 248 milliards de FC des crédits prévus pour la CENI, seulement 167,9 milliards ont été décaissés. Combien faut-il finalement à Corneille Naanga pour organiser les élections essentielles ? La question fera débat, dans les deux Chambres, lors de cette session parlementaire consacrée au budget de l’Etat.
Par ailleurs, le budget des dépenses de la Présidence de la République pour 2018 se chiffrent à 119.890.918.542 FC, selon le draft du budget de l’Etat dont Le Maximum a pu lire une copie. La primature, 45.064.215.007 FC, Intérieur et Sécurité, 448.741.844.286 FC et 2. 898.959.439 FC pour les services de la Vice-primature et de l’Intérieur et Sécurité. Les prévisions de l’Assemblée nationale se chiffrent à 175.775.295.697FC, et pour le Sénat à 55.232.758.385 FC. L’Etat prévoit pour la Défense nationale quelque 471.701.758.644 FC. Pour la Santé publique, 633.335.919.016 FC, et l’Enseignement primaire et secondaire, 810.819.149.088 FC. Nous y reviendrons.
POLD LEVI.

Pas de commentaire