BANQUE CENTRALE DU CONGO : Sursis pour les banques incapables de se recapitaliser

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    Déogratias Mutombo, le gouverneur de la BCC

    Elles se comptent du bout de doigt les banques commerciales qui ont porté, comme l’exigeait la Banque centrale, leur capital de 10 à 30 millions de dollars à fin 2017. Un nouveau délai butoir leur a été accordé par le Gouv Deo Gracias Mutombo.
    Selon la directive de la BCC transmise à l’Association congolaise des banques, ACB, les banques commerciales de la place, 18 en tout, devraient se recapitaliser au plus tard le 30 septembre 2017, passer d’un capital minimum de 10 à 30 millions de dollars et 40 mois plus tard, à 50 millions de dollars. La première échéance n’a été tenue que par une poignée de banques. La BCC n’avance pas de chiffre. Toutefois, dans une récente correspondance à l’ACB, le Gouv de la BCC, M. Mutombo, accorde jusqu’au 1er janvier 2019 «aux banques qui ne sont pas encore en règle de relever le niveau minimum du capital ». Des experts dénotent dans l’incapacité des banques de la place de se recapitaliser, une fragilité certaine du système bancaire rdcongolais. D’après Michel Somwe, professeur d’économie, ancien de la BCC et, il ya peu Dircab du Premier ministre Tshibala, la plupart des banques commerciales ne sont que des boutiques et n’offrent aucune garantie. M.Somwe avait alerté l’opinion sur l’effondrement futur de la BIAC et de FiBank alors que la BCC affirmait tout le contraire. Il y a encore quelques jours, le Gouv de la BCC s’est félicité du déroulement des activités bancaires, estimant qu’elles se consolidaient au regard de la résilience affichée à travers les ratios de solvabilité et de liquidité. Etablis respectivement à 14 et 12% à fin décembre 2017, ces ratios de solvabilité ont très bien évolué, à fin février 2018, pour se situer à 16 et 14% grâce à la recapitalisation de quelques banques, selon Deo Gracias Mutombo. La BCC a également fait part de sa ferme détermination de veiller à l’application stricte par les banques commerciales, des dispositions de la règlementation de change. Qu’il est cependant difficile à nos banques d’afficher le taux de change dans leurs guichets respectifs.
    POLD LEVI

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