AÉROPORT DE LODJA (SANKURU) : Berthold Ulungu, les premières œuvres

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Dans la toute nouvelle province du Sankuru issue du démembrement de l’ancienne province du Kasai Oriental, peu sont prêts à regretter la nomination des commissaires spéciaux. A Lusambo, Lodja, et dans les autres territoires de cette vaste contrée située aux confins de la cuvette centrale rd congolaise, les premières œuvres de Berthold Ulungu qui a tronqué sa toge de professeur de Mathématiques dans les universités de Mons/Belgique, UPN et à l’Institut Supérieur des Techniques Appliquées/Kinshasa contre le manteau d’autorité politico administrative de son Sankuru natal n’ont pas tardé à se faire sentir.
Samedi 13 février 2013, des longs mois d’attente de l’atterrissage à Lodja des vols moyens courriers de la compagnie aérienne CAA ont repris. A l’aéroport de Lodja, le plus important de toute la province, l’allégresse s’est exprimée avec des effusions sur le personnel de la compagnie privée dont un aéronef Fokker 50 venait de fouler la piste. L’événement consacrait la fin d’une disette qui avait duré plus d’une année, durant laquelle seuls des petits aéronefs de faible capacité se débattaient tant bien que mal pour satisfaire une demande plutôt énorme.
Pour en arriver là, il avait fallu la détermination du nouveau Commissaire spécial du Gouvernement pour le Sankuru qui s’est assuré de la collaboration de la Régie des Voies Aériennes et des volontaires du Fonds de Développement du Sankuru (FODESA) de l’Évêque protestant Léon Mukanga Odimba ainsi que du matériel de l’Office des Routes. Moins d’un trimestre après sa prise des fonctions de commissaire spécial de la province du Sankuru, Berthold Ulungu prenait ainsi le taureau par les cornes en décidant du financement, sur fonds propres de la province, de la réfection de la piste de l’aéroport de Lodja, longue de plus de 2 km. Un montant de près de 20 mille USD a été mis à disposition à cette fin.
Pour parer au plus pressé et permettre la reprise du trafic aux aéronefs de grande capacité, l’entrepreneur et le maître de l’ouvrage ont procédé à l’identification des points chauds à réparer d’urgence, en y compactant de la terre noire issue de termitières qui parsèment la savane avoisinante mêlée à la caillasse. Avant de couler une couche de reprofilage pour corriger les ondulations sur la piste. C’est le résultat de ce travail qui a permis le premier vol de CAA samedi dernier à Lodja.
Résultat satisfaisant, à en juger par les déclarations du commandant de bord Ken Lelo du Fokker 50 de CAA interrogé par la presse locale à l’atterrissage de l’avion. Ce pilote chevronné qui est également chargé de formation de la compagnie africaine d’aviation, a indiqué que la piste réhabilitée de l’aéroport de Lodja permettait à son entreprise d’accomplir sa devise qui consiste à relier le Congo profond au reste du territoire national.

J.N.

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